23 mars 2009
Un retard dans l'oeuvre dans mon Amour
Jésus : Maintenant, Marcel, laisse moi parler et écoute.
Aujourd'hui dimanche, j'ai voulu te choyer encore un peu...Mais les douceurs une fois passées, viendra un temps où tu devras accepter l'amertume. Si je te dis ces choses, il ne faut pas t'en attrister, n'est ce pas ? Plus tard, il y aura des moments où tu ne voudras plus me manger; tu éprouveras un tel dégout que tu voudras plus m'avaler.
Pourquoi cela, Marcel ?
Tu ne le comprends pas maintenant et, de plus, je ne veux pas te le dire avant le temps. Mais ce jour venu, tu pourras voir et comprendre. Pour le moment, reste d'abord joyeux car plus tu es joyeux, plus je suis content, plus je t'aime, plus je te couvre de baisers et plus je t presse sur mon coeur.
Marcel, ne trouves tu pas que c'est un bonheur pour toi que d'être aimé de moi, d'avoir été choisi pour être mon petit ami, mon épouse, la mère des ames et l'apôtre de mon Amour.
Marcel, quel bonheur plus grand pourrais tu souhaiter ?
Cependant, Marcel comme elles sont encore nombreuses les ames qui devraient accepter les mêmes fonctions que toi, fonctions que je réserve à mes épouses les plus chères mais qui ne daignent même pas s'en occuper, occasionnant par là un retard dans l'oeuvre de mon Amour.
Actuellement, ces fonctions sont encore abandonnées dans un coin parce qu'il ne se trouve personne pour les accepter. J'attends toujours et s'il se présente une ame prêtre à les accepter, je les confierai sans retard ...
Marcel, je suis actuellement bien triste de me voir ainsi abandonné des ames; cela va de soi. Mais il y a encore une chose que je redoute : c'est que nombre d'ames que j'ai choisies pour être mes épouses n'en viennent, elle aussi, à m'abandonner.
Délaissant la charge que je leur avais confiée, elles me la remettront puis, devenues semblables aux autres ames, elles se vengeront de moi d'une façon très cruelle, me regardant comme un simple étranger et agissant avec moi comme si elles n'avaient jamais été mes épouses. Oh Que faire, Marcel, devant la tache immense exigée par mon Amour ?
A quelles épouses confier maintenant ces fonctions si nécessaires au bien des Ames ?
Nous parlons souvent de l'Eglise, de ses faiblesses et avec ce texte, ce nouveau "j'ai soif " de Jésus prouve que c'est de notre Amour dont Jésus a besoin. Un coeur à coeur à Jésus, voilà ce que l'Eglise doit enseigner !!
Bon carême à tous
Colloques 208-210
19 mars 2009
Benoit XVI et le sida : ce qu'il a vraiment dit
Question - Votre Sainteté, parmi les nombreux maux qui affligent l'Afrique, il y a également en particulier celui de la diffusion du sida. La position de l'Eglise catholique sur la façon de lutter contre celui-ci est souvent considérée comme n'étant pas réaliste et efficace. Affronterez-vous ce thème au cours du voyage ?
Benoît XVI - Je dirais le contraire : je pense que la réalité la plus efficace, la plus présente sur le front de la lutte contre le sida est précisément l'Eglise catholique, avec ses mouvements, avec ses différentes réalités. Je pense à la Communauté de Sant'Egidio qui accomplit tant, de manière visible et aussi invisible, pour la lutte contre le sida, aux Camilliens, à toutes les religieuses qui sont à la disposition des malades... Je dirais qu'on ne peut pas surmonter ce problème du sida uniquement avec des slogans publicitaires. Si on n'y met pas l'âme, si les Africains ne s'entraident pas, on ne peut pas résoudre ce fléau par la distribution de préservatifs : au contraire, le risque est d'augmenter le problème.
La solution ne peut se trouver que dans un double engagement : le premier, une humanisation de la sexualité, c'est-à-dire un renouveau spirituel et humain qui apporte avec soi une nouvelle manière de se comporter l'un avec l'autre, et le deuxième, une véritable amitié également et surtout pour les personnes qui souffrent, la disponibilité, même au prix de sacrifices, de renoncements personnels, à être proches de ceux qui souffrent.
Tels sont les facteurs qui aident et qui conduisent à des progrès visibles. Je dirais donc cette double force de renouveler l'homme intérieurement, de donner une force spirituelle et humaine pour un juste comportement à l'égard de son propre corps et de celui de l'autre, et cette capacité de souffrir avec ceux qui souffrent, de rester présents dans les situations d'épreuve. Il me semble que c'est la juste réponse, et c'est ce que fait l'Église, offrant ainsi une contribution très grande et importante. Nous remercions tous ceux qui le font".


