31 août 2006
Le procès de béatification de Marcel Van a été ouvert le 26 mars 1997
Le procès de béatification de Marcel Van a été ouvert le 26 mars 1997 au diocèse de Belley-Ars. Le Cardinal François-Xavier Nguyên Van Thuân fut le premier postulateur.
18 août 2006
Pourquoi lui ?
Bonsoir
Je vous remercie de lire ce blog mais j'avoue que je suis curieux de connaitre de votre part comment vous êtes arrivé jusqu'à Van.
Parce que vous savez bien que c'est un parfait inconnu qui est mort en prison au milieu de prisonniers comme lui.
Maintenant et c'est certainement cela au fond qui me fait dire que tout est vrai, le bon DIEU quand il veut passer un message s'adresse toujours aux "moins que rien" par exemple les apotres Pierre, Jean, André ( des pécheurs incultes avec pleins de défauts ), Bernadette ou les tourtereaux de Fatima des pauvres parmi les pauvres et ignorants ( souvenez vous Bernadette ...)
Cette fois et une fois de plus, DIEU en Jésus confie un trésor à un raté quelqu'un qui voulait être prêtre et qui a été refoulé par l'église.
Ce raté n'aura qu'une place de servant voir d'homme de ménage et en plus dans ses écrits, il prouve que c'est quelqu'un qui doute et qui exprime constamment son manque de foi, ses peurs, qui se plaint tout le temps.... bref ce n'est pas un colosse de la foi comme certains saints.
Pourquoi lui ?
Parce que c'est un faible, je pense , un petit parmi les petits et Jésus l'a choisi comme prophéte pour des raisons que nous ne pouvons pas expliquer.
Mais dans ses dialogues avec Van, Jésus explique en fait jusqu'où il va avec les touts petits, les humbles.
Il donne à comtempler la profondeur de son Amour.
Et celui là, ce petit qui a tout reçu par pitié et amour de Jésus nous dévoile comment il est devenu ensuite certainement un saint !!
Olivier
10 août 2006
Van avait un grand désir de sainteté
Quand il avait 14 ans , Van avait un grand désir de sainteté, mais il était complètement découragé :
Voyez ce qu'il écrivait :
"Malgré mon immense désir d'arriver à la sainteté, j'avais la certitude que jamais je n'y parviendrai, car pour être saint,il faut jeûner, se donner la discipline, porter une pierre au cou,des chaînettes, une chemise de crin,endurer le froid,la gale etc…
Mon Dieu, s'il en est ainsi, je renonce.
Car après avoir lu plusieurs vies de saints, j'ai compris que la sainteté se résume en ces pratiques extérieures,avec en plus de longues extases et des nuits en prière ;tout cela est bien au dessus de mes forces ; ainsi je désespérais et pensais que mon désir de sainteté était pure folie…. "
Ainsi, vous voyez que le chemin vers la sainteté n'est pas forcément une route droite et lumineuse mais semé d'embûches, de doutes et de découragements.
Bien des années après Van retrouve la petite voie de Ste Thérèse.En 1997, le procès de béatification de Marcel Van est ouvert.
Ce texte de découragement de VAN doit être pour nous un encouragement !!
"Ne crains pas, c'est moi !!"dit Jésus
29 juin 2005
Frère Marcel Van
Issu d'une famille aimante, Marcel Van en est séparée dès sa petite enfance, et connaît dès lors durant toute sa vie mépris, injustice, violence, faim. Au milieu de toutes ses brimades et difficultés, son âme reste protégée : il entretient des « dialogues intimes » avec Jésus, Marie et Thérèse de Lisieux. Bien que vietnamien, la cause en béatification de Michel Van a été introduite le 26 mars 1997 dans le diocèse de Belley-Ars.
Communauté Vie Chrétienne
[25/05/2005]
Sa vie
Joachim Nguyen Tan Van naît le 15 mars 1928 à Ngam Giao, petit village
situé entre Hanoï et Haïphong dans le nord du Vietnam. Sa mère,
chrétienne, lui apprend très tôt à réciter des prières. L’enfance de
Van est heureuse : «
Autour de moi, tout respirait la joie, tout reflétait la beauté,
surtout dans ma famille. Comment décrire toutes les douceurs de mon
enfance et tout l’amour de mes parents ? »
A 4 ans il montre un intérêt peu commun pour la vie des Saints qu’on
lui raconte, et le désir de les imiter. A 6 ans, c’est habité d’un
grand désir de rencontre avec le Seigneur, qu’il prépare sa première
communion : «
L’heure a sonné, la minute tant désirée est arrivée. Je m’avance vers
la table sainte, l’âme débordante de joie. Je ne manque pas de rappeler
sans cesse à Jésus de venir à moi sous la forme d’un tout petit enfant.
Je tiens bien serré dans ma main le cierge allumé, symbole du feu de
l’amour qui brûle en mon âme. »
Il a 7 ans et comme il ne supporte pas la terreur que le maître fait
régner dans l’école du village, sa mère a l’idée de le confier à l’abbé
Joseph Nha, curé de Huu Bang, qui accueille des jeunes vietnamiens à
son presbytère. Les jeunes aident le curé dans son quotidien,
s’initient plus profondément à la vie religieuse tout en poursuivant
leurs études. Van passera là 5 années fort sombres de sa vie : frappé,
humilié, violenté par le surveillant et quelques catéchistes du
presbytère. Il souffre en silence, ne tirant sa force que de sa prière,
notamment sa prière à Marie : «
Toutes les grâces que Dieu m’a accordées sont passées par ses mains
maternelles. De plus, tous les bons sentiments et les belles pensées
que j’ai fait monter vers le ciel, c’est encore Elle qui les a fait
naître doucement dans mon cœur… Le cœur de Marie est vraiment un livre
où s’est inscrit clairement la vie de chacun de ses enfants. »
Puis Van est admis, début 1942, au petit séminaire de Lang-Son. Van a
14 ans, il se prépare à devenir prêtre et est toujours poursuivi par le
désir de la Sainteté, mais rejette cette idée comme une tentation, une
ambition orgueilleuse, et demande l’aide de la Sainte Vierge : «
O Mère chérie, je vous supplie de me donner un signe qui me permette de
comprendre si la pensée qui torture mon cœur vient de Dieu ou du Démon »
Celle-ci l’éclaire en l’invitant à lire « Histoire d’une âme »,
autobiographie de Sainte Thérèse de l’Enfant Jésus. La plus belle et la
plus consolante étape de son itinéraire spirituel s’ouvre. Il trouve en
Sainte Thérèse une sœur spirituelle qui partage ses désirs : Aimer Dieu
de tout son cœur, de toutes ses forces avec la simplicité, l’audace et
la confiance d’un enfant : « J’ai compris que Dieu est Amour et que
l’Amour s’accommode de toutes les formes de l’amour. Je puis donc me
sanctifier au moyen de mes petites actions… Un sourire, une parole, un
regard, pourvu que tout soit fait par amour. » Sainte Thérèse
l’accompagne dans son quotidien au Séminaire. Il l’entend parler et a
de longs colloques avec elle. C’est elle qui lui révèle, à l’automne
1942, qu’il ne sera pas prêtre, mais que Dieu le veut religieux, «
Apôtre caché de l’Amour. »
En juin 1943, alors que la guerre rend la vie difficile au Séminaire
(froid, faim, mauvaise hygiène), Van lutte pour obtenir pour lui et ses
congénères des conditions de vie décentes. Son attitude n’est pas
tolérée, Van est chassé du Séminaire.
En août 1943, répondant à la révélation de Sainte Thérèse, il demande à
entrer chez les Rédemptoristes. Après avoir essuyé plusieurs refus, du
fait de sa mauvaise santé, il est finalement admis comme postulant
frère, le 17 octobre 1944. Il devient Frère Marcel Van. Il est
maintenant dans sa vocation, celle que Dieu a choisi pour lui : «
M’étant mis à l’école du Rédempteur, mon seul désir était de mener une
vie semblable à la Sienne […] Seule cette ressemblance est capable de
satisfaire l’amour et de créer l’unité. » Van cherche à se modeler sur Jésus, mais aussi à le découvrir en ses frères : «
C’est merveilleux, Jésus répartit ses vertus sur plusieurs. Aussi, il
ne faut pas se contenter de lire l’Evangile pour apprendre le secret de
la sainteté ; il faut encore savoir lire les Evangiles vivants que Dieu
a placé autour de nous et que sont nos frères ! »
Sur fond de guérilla entre la France et les Viet Minh communistes, Van
prend l’habit des Rédemptoristes le 8 septembre 1945. On le nomme Frère
Marcel. Pendant son année de noviciat, Frère Marcel va vivre des
dialogues intimes avec le Seigneur : «
Van un seul regard de ta faiblesse suffit à charmer Mon Amour et à
attirer Mon Cœur jusqu’à toi. Laisse à Mon Cœur toute liberté de se
manifester à toi. » « Je t’ai choisi pour être la mère des âmes ; or
c’est à force de souffrances que la mère parvient à faire de ses
enfants des personnes de valeur. » A la demande du Père Antonio Boucher qui avait sa tutelle, il commence à mettre par écrit les grâces reçues depuis son enfance.
Le 8 septembre 1946, Van prononce ses premiers vœux. Il est envoyé en
février 1950 dans le monastère de Saïgon, puis celui de Dalat où il
prononce ses vœux perpétuels. Il retournera selon le désir de Dieu, à
Hanoï en 1954. Les Viet Minh communistes tiennent le Nord du Vietnam et
Frère Van vivra là en résidence surveillée avec trois autres pères
jusqu’à son arrestation en 1955. Il est déporté dans des camps. Malgré
la faiblesse physique et la peine morale, il y mène une vie tournée
vers les autres : «
En dehors des heures de travail obligatoire, je dois continuellement
accueillir les gens qui viennent les uns après les autres chercher du
réconfort auprès de moi… Je suis heureux, car durant ces mois de
détention, ma vie spirituelle n’a subi aucun préjudice, et Dieu
lui-même m’a fait savoir que j’accomplis ici sa volonté »
Jugé irrécupérable, Van est mis à l’isolement dans un cachot. Fin
juin1959, atteint de tuberculose et de béribéri, il est sorti de son
cachot et placé dans une salle commune où il agonisera jusqu’au 10
juillet. Il meurt à 31 ans et 4 mois entouré de catholiques : «
En donnant mon cœur à Jésus, Jésus me laisse la liberté d’embrasser en
mon cœur toutes les personnes, toutes les âmes que j’aime. Je ne veux
pas vivre seul dans l’amour de Jésus ; mon seul désir c’est que
beaucoup d’autres âmes mènent la même vie que moi, afin que l’Amour
infini de Jésus soit satisfait »
Pour aller plus loin, je pourrais…
- Contempler l’Amour de Van pour Dieu, la simplicité avec laquelle il s’adresse à Dieu, à Marie et à Sainte Thérèse.
- Contempler combien cette proximité, entretenue par la prière, les
longs colloques, lui permet d’accepter le projet de Dieu pour lui et
d’y trouver la plénitude du sens de sa vie. Voir comment cela l’a rendu
disponible aux autres.
- Sentir à quoi la découverte de la vie de Frère Van m’invite dans ma
propre vie… Prière, Simplicité dans ma relation à Dieu, Ouverture aux
autres, Dépassement de souffrances, Confiance...
Bibliographie extraite de :
Magnificat, avril-mai 2000 Vol XXXV, N°s 4-5, Ed. Magnificat
« L’amour me connaît - Ecrits spirituels de Marcel Van », Ed. Fayard Le Sarment



